Crypto et Souveraineté : retours sur un débat stratégique au Cercle France-Amériques

L’innovation technologique n’est plus le seul moteur de l’écosystème crypto. Aujourd’hui, le débat s’est déplacé sur le terrain de l’architecture juridique et du contrôle des infrastructures financières. Ce fut le cœur de la discussion modérée par Laure Pallez, Directrice Associée chez Mascaret, et Estelle Monraisse (Présidente Alter’Com Conseil et Senior Partner chez Mascaret) lors de la conférence organisée par le Cercle France-Amériques le lundi 16 mars 2026.

L’événement, dédié aux interactions entre « Banques, États, Citoyens : qui façonnera l’avenir de la crypto ? », a réuni un panel d’experts reconnus pour un regard croisé entre l’Europe et les États-Unis sur les enjeux de souveraineté numérique : Sebastien Badault, Vice-Président chez Ledger et Stéphane Blemus, Avocat en droit financier chez White & Case.

Le constat : Une intégration irréversible

L’ère de l’expérimentation est révolue. La question de l’entrée des actifs numériques dans la finance « mainstream » ne se pose plus : elle est une réalité. L’enjeu actuel réside dans la définition des règles du jeu. Le prochain chapitre ne sera pas écrit par la seule technologie, mais par l’interaction entre les infrastructures privées, l’implication du secteur public et la crédibilité réglementaire.


Trois piliers de transformation identifiés :

  1. Les Stablecoins, vecteurs d’influence : Pour l’Europe, la capacité à développer et adopter des émetteurs et des rails de paiement locaux est un impératif de souveraineté face à un marché dominé par le dollar.
  2. La Tokenisation des actifs : Plus qu’une innovation technique, la programmabilité des actifs financiers représente une refonte structurelle des marchés de capitaux, de l’émission au service aux actifs.
  3. Le cadre réglementaire comme levier : Si le règlement MiCA offre une base, les juridictions leaders seront celles qui aligneront droit, liquidité et adoption institutionnelle pour créer un écosystème de confiance durable.

La finance se dessine à l’intersection du droit, de la technologie et de la structure des marchés. Pour les entreprises et les décideurs, la réflexion doit désormais porter sur la nature des infrastructures utilisées et sur les bénéfices stratégiques qui en découlent.

Mascaret remercie le Cercle France-Amériques pour l’invitation à cet événement de référence et ses partenaires pour la qualité des débats.

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Trump 2.0 : pourquoi l’Europe doit transformer l’incertitude américaine en levier pour sa Deeptech ?

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et les bouleversements qui l’accompagnent redéfinissent les équilibres technologiques mondiaux. À l’occasion de la Deeptech Week, Laure Pallez, Associée Directrice Mascaret, est intervenue chez Bpifrance pour analyser les conséquences de ce « chaos américain » et les opportunités historiques qui s’offrent à l’écosystème européen.

Aux côtés de Marco Riccardi (QuoIntelligence) et sous la modération de David Boujo (Bpifrance), le débat a mis en lumière un paradoxe : l’instabilité politique américaine pourrait devenir le catalyseur de la puissance technologique européenne. Là où les États-Unis risquent une fragmentation de leurs stratégies d’innovation, l’Europe peut offrir un cadre de confiance, fondé sur la clarté juridique et la continuité des politiques publiques.


Trois axes stratégiques pour l’écosystème européen :

  1. Attractivité des talents et des capitaux : L’incertitude peut favoriser un « brain gain » pour l’Europe. Pour cela, nos écosystèmes doivent simplifier l’accès au capital-risque et renforcer les ponts entre recherche et industrie.
  2. L’impératif d’autonomie stratégique : La dépendance aux infrastructures américaines est un risque que l’Europe ne peut plus ignorer. Le développement d’une Deeptech souveraine (IA, cybersécurité, infrastructures cloud) devient une priorité absolue de sécurité nationale.
  3. Le passage à l’échelle industrielle : Le défi n’est plus de créer des startups, mais de bâtir des leaders mondiaux capables de rivaliser sur les marchés globaux tout en respectant les standards éthiques et réglementaires européens.

Pour Laure Pallez, « le chaos n’est une chance que si l’on est prêt à le saisir ». La Deeptech européenne ne doit pas simplement attendre que l’orage passe, mais s’affirmer comme le nouveau socle de l’innovation mondiale : stable, souveraine et ambitieuse.

Mascaret accompagne les dirigeants et les entreprises de la Deeptech dans leurs stratégies de positionnement et d’influence au sein d’un environnement géopolitique complexe.

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Quand Mascaret prend la parole : retour sur plusieurs semaines d’interventions

Ces dernières semaines, les équipes de Mascaret ont multiplié les interventions lors d’événements stratégiques. Retour en images et en analyses sur ces temps forts, entre décryptages médiatiques et expertises de terrain. 🎙️


MediaConnect : 03 mars

Dans un entretien avec MediaConnect, Stéphanie Laurent a été interrogée sur un sujet trop peu abordé : comment aider vos porte-parole à mieux gérer le stress face aux journalistes ? Notre directrice associée y livre ses conseils d’experte en media training, un levier indispensable pour transformer l’appréhension en opportunité de communication. Si vous souhaitez maîtriser la prise de parole médiatique et apprendre à gérer votre stress en interview, la vidéo est disponible ici.


LCI : 24 février

À l’occasion du discours sur l’état de l’Union 2026 de Donald Trump, Laure Pallez (Senior Partner chez Mascaret) est intervenue sur LCI pour analyser le fond et la forme de l’allocution présidentielle. Si l’économie et l’immigration ont dominé les débats, un signal fort a été envoyé : l’innovation ne doit pas s’affranchir de la protection des citoyens. Aux États-Unis, les inquiétudes montent face à la dérégulation de l’IA et de l’éducation. En particulier, l’impact énergétique de l’IA fait craindre une envolée des factures, alors que les salaires réels n’ont progressé que de 1 % (source : Center for American Progress). En exigeant que les géants de la tech financent leurs propres besoins énergétiques via le « Rate Payer Protection Pledge », Trump tente-t-il de combler le fossé croissant entre la Silicon Valley et les citoyens ?


Entrepreneur Invest : 20 février

Lors d’une matinée dédiée à l’article 150-0 B ter du CGI, Benjamin Grange (CEO de Mascaret) a partagé son expertise sur le financement de la croissance et les trajectoires de transformation. L’objectif, selon Entrepreneur Invest, était clair : décrypter les évolutions de la dernière loi de finances, en mesurer les impacts et partager des bonnes pratiques pour sécuriser les opérations de remploi. Fort d’une levée de fonds de 7 M€ réalisée auprès d’Entrepreneur Invest, de Bpifrance et de la Société Générale, Mascaret a ainsi pu livrer un témoignage concret sur l’application de ces dispositifs au service du développement d’entreprise.


Baromètre ACSEL : 19 février

Laure Pallez (Senior Partner) représentait Mascaret au Ministère de l’Économie lors de la présentation de la 13ᵉ édition du Baromètre de la confiance des Français dans le numérique, publié par l’ACSEL. Ce cru 2026 révèle un tournant majeur : si l’IA générative prend son essor, elle fragilise parallèlement les promesses du numérique. Entre prolifération des fake news, opacité algorithmique des réseaux sociaux et recrudescence des cyber-escroqueries, la confiance est mise à l’épreuve. Un échange riche et stimulant, à la hauteur des défis de régulation et de transparence qui attendent les acteurs du secteur.

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DISCOURS DE L’UNION 2026 : QUE RETENIR DE L’ALLOCUTION DE DONALD TRUMP ?

🇺🇸 A l’occasion du discours de l’état de l’Union de Donald Trump pour l’année 2026, le mardi 24 février 2026, Laure Pallez (Senior Partner Mascaret) est intervenue sur le plateau de LCI


Qu’est ce que le discours de l’état de l’Union ? C’est un événement annuel aux États-Unis au cours duquel le président, ici Donald Trump, présente son « programme » pour l’année en cours devant la branche législative du gouvernement fédéral et des invités. Le discours comprend généralement des rapports sur le budget national, l’économie, l’actualité, l’agenda, les progrès, les réalisations et les priorités et propositions législatives du président.

En résumé : L’économie et l’immigration ont dominé le discours mais Trump a voulu envoyer un signal fort: l’innovation ne doit pas se faire au détriment des citoyens. Aux USA comme ailleurs, les inquiétudes grandissent autour de la dérégulation, en particulier sur l’IA et l’éducation, où la demande de cadres clairs se fait pressante. L’impact énergétique de l’IA alimente la crainte d’une hausse des factures alors que les salaires réels n’ont augmenté que de 1% aux US selon le Center for American Progress. En exigeant des géants tech qu’ils financent leurs propres besoins énergétiques, l’annonce d’un « Rate Payer Protection Pledge » se veut-elle une réponse au fossé qui se creuse entre les citoyens et la tech ?


👉 Si l’économie et l’immigration ont traditionnellement dominé les débats, Donald Trump a envoyé un signal fort : l’innovation ne doit plus se faire au détriment de « l’américain moyen ». Dans un contexte où les inquiétudes grandissent face à une dérégulation jugée risquée, particulièrement dans les secteurs sensibles de l’IA et de l’éducation, le besoin de cadres clairs et protecteurs est devenu une priorité politique majeure pour apaiser les tensions sociales.

👉 Cette régulation s’ancre dans une réalité économique fragile pour les ménages américains. Alors que les salaires réels n’ont progressé que de 1 % selon le Center for American Progress, l’explosion de la consommation énergétique liée à l’intelligence artificielle fait peser la menace d’une inflation des factures d’électricité. Le contraste est frappant entre les profits records des géants de la tech et la stagnation du pouvoir d’achat, créant un terreau fertile pour un ressentiment populaire contre une modernité perçue comme coûteuse et exclusive.

👉 En réponse, l’annonce du « Rate Payer Protection Pledge » tente de combler le fossé qui se creuse entre la Silicon Valley et le reste du pays. En exigeant que les entreprises technologiques financent leurs propres besoins en infrastructures énergétiques, l’administration cherche à protéger le portefeuille des contribuables tout en responsabilisant les acteurs de l’IA. Cette mesure se veut être le symbole d’un nouveau contrat social où le secteur privé doit assumer les externalités de sa croissance pour garantir que le rêve technologique ne devienne pas un fardeau financier pour la classe moyenne.

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